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Dyspraxie : comment est le quotidien d’une personne souffrant de dyspraxie ?

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La dyspraxie n’est pas du tout une maladie dangereuse ou exposant à des complications pouvant mettre votre vie en péril, cependant, c’est une maladie très handicapante dans la vie de tous les jours car tous les gestes que vous et moi effectuons avec facilité, se transforment en véritable combat pour les gens souffrant de dyspraxie, vous souhaitez avoir des exemples concrets ? En voici quelques uns :

  • S’habiller devient une tâche pénible prenant beaucoup plus de temps que nécessaire.
  • Prendre sa douche en devient presqu’impossible et nécessite la présence d’une tierce personne au risque que le malade ne se blesse en glissant dans la salle de bain.
  • Faire la cuisine est impossible car le malade est exposé aux différents dangers présents dans la cuisine : les lames de couteaux, le gaz, la flamme de la cuisinière.

 La dyspraxie chez l’enfant : signes, causes et progression

Un problème d’apprentissage appelé dyspraxie interfère avec la routine quotidienne et les études d’un enfant. Il rend difficile l’écriture, les jeux et la gestuelle. Une équipe multidisciplinaire établit un bilan médical après avoir fréquemment repéré des difficultés à l’école, ce qui permet une analyse complète des problèmes.

SYMPTÔMES DE LA DYSPRAXIE

Les enfants atteints de dyspraxie se plaignent de nombreuses difficultés qui interfèrent avec leur vie quotidienne, notamment à l’école.

Bien que les symptômes puissent varier et être plus ou moins prononcés d’un enfant à l’autre, certains d’entre eux peuvent être des signes de dyspraxie.

L’enfant dyspraxique est maladroit et a du mal à faire de nouveaux gestes.

Il a du mal à s’habiller, à se coiffer, à se préparer pour l’école et/ou à attacher ses chaussures lorsqu’il se prépare.

Il a du mal à mettre la table et à se servir à boire pendant les repas, et il devient vite désordonné.

De plus, il a du mal à manipuler divers objets et les fait tomber ou les endommage (clés, ciseaux, compas, règle utilisée pour tracer des lignes, etc.)

Pour lui, certaines activités récréatives peuvent représenter un défi (par exemple, jouer aux billes, jouer d’un instrument de musique).

Lorsqu’on lui demande d’effectuer une activité qui nécessite une expertise et une coordination des mouvements, l’enfant se fatigue rapidement. Il est très difficile de se concentrer sur cette activité, et le résultat est souvent maladroit.

Il arrête de dessiner et de jouer à des jeux de construction.

Son esprit est vif dans ce domaine et il préfère inventer des jeux inventifs avec ses copains.

Il aime raconter des histoires bien ficelées, a un langage oral fort et une bonne mémoire.

L’enfant dyspraxique a du mal à écrire et à dessiner.

Il écrit lentement et maladroitement. Sa prise sur le crayon s’intensifie, ce qui lui fait parfois mal. Même si la logique et la pensée de l’enfant sont normales, il a néanmoins du mal à accomplir ses tâches. Ses cahiers sont débraillés et désorganisés. Ses illustrations sont médiocres et mal composées.

En revanche, les remarques qui l’accompagnent sont tout à fait adaptées à sa tranche d’âge.

Si votre enfant a des difficultés à écrire, consultez le site Allo Ortho.

T2 Il a du mal à s’orienter dans l’environnement.

Il a du mal à s’orienter dans de nouveaux environnements et à déchiffrer des cartes.

Il lui faut également beaucoup de travail pour naviguer dans une page d’un cahier, un texte long, un livre ou un dictionnaire. Ce problème rend également difficile la lecture de graphiques ou de tableaux.

LE DIAGNOSTIC DE LA DYSPRAXIE

Le pédiatre, le médecin de l’enfant ou un centre de protection maternelle et infantile peuvent diagnostiquer la dyspraxie dès le plus jeune âge (PMI). Mais fréquemment, c’est le médecin scolaire qui découvre la maladie (les troubles devenant plus visibles après l’entrée à l’école maternelle). En cas d’incertitude, il peut conseiller une évaluation psychomotrice pour déterminer les difficultés de l’enfant.

Un examen médical approfondi est nécessaire si les problèmes persistent pendant une longue période.

Ainsi, un bilan de santé peut être recommandé par le médecin traitant ou le pédiatre. Il permet un diagnostic plus précis de la dyspraxie afin que l’enfant puisse recevoir les meilleurs soins possibles.